Après -midi de fin mai, dimanche de Pentecôte, soleil de retour, l'herbe est grasse dans les champs, parfois la porte ouverte laisse passer un cycliste-pianiste. Je l'appelle comme ça parce que je ne sais pas grand chose de lui si ce n'est qu'il a une maison dans les environs, qu'il vient de temps en temps, et qu'il aime aprticulièrement jouer du piano. Pas du piano avec partition, notes pré-écrites et droits d'auteur... Du piano qui sort directement des mains, des doigts branchés sur l'esprit. Il rentre dans le piano littéralement comme s'il chercher le son au fond du meuble derrière les marteaux, là où la mélodie se cache. Il va la débusquer suivant son humeur suivant un thème qu'il a peut être inconsciemment crée sur son vélo en venant par les petites routes ou chemins.
Alors là le moment est magique, les notes filent, freinent, glissent, se faufilent, se rencontrent, se lient, se séparent pour se re-découvrir quelques temps plus tard. Le tempo se laisse aller, et on n'a pas envie que le temps continue ses écritures de comptable. On se laisse aller dans le mouvement de la mélodie.
Alors là, c'est cadeau. Rien que pour soi.
J'ai commencé ce mot avec lui en accompagnement et je le finis avec William Scheller "un homme heureux" au piano. Je veux être un "homme heureux" même quelques minutes comme celles-ci...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

